Journal d’un vide
Emi Yagi8,90€
L’audacieux et mordant journal d’une fausse grossesse, prix du meilleur premier roman au Japon. Seule femme de son bureau, c’est Ă Madame Shibata, une jeune trentenaire, qu’incombent les tâches quotidiennes les plus ingrates. Servir le cafĂ©, ranger la salle de rĂ©union, laver les tasses sales de tous ses homologues masculins, etc. Mais un jour, dans un accès de rĂ©bellion non-prĂ©mĂ©ditĂ©, Madame Shibata dĂ©clare qu’elle ne le fera pas. L’odeur d’un mĂ©got se consumant un fond d’une Ă©nième tasse de cafĂ© lui donne la nausĂ©e, annonce-t-elle. Du fait de sa grossesse. Seule ombre au tableau : Madame Shibata n’est pas enceinte… Une mĂ©canique folle se met alors en marche, Ă mesure qu’une nouvelle vie s’offre Ă elle. Sa nouvelle condition la protège des heures supplĂ©mentaires, de la photocopieuse et de la machine Ă cafĂ©. Elle peut enfin se reposer, regarder la tĂ©lĂ©vision, et mĂŞme aller Ă un cours d’aĂ©robic prĂ©natal. Son mensonge devient sa raison de vivre, et petit Ă petit, la frontière avec la rĂ©alitĂ© s’estompe. Reste cette question : jusqu’oĂą le mensonge peut-il aller ?
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